On l’attendait avec impatience depuis le clap de fin de la coupe du monde. Non je ne vous parle pas de la valse des sélectionneurs et encore moins des querelles de cours de récréation autour de l’équipe de France mais bien de la reprise des championnats majeurs. Il faut bien avouer que tout fan de foot qui se respecte était en situation de manque depuis quelques semaines, et ce ne sont pas les quelques matchs de préparation disputés aux antipodes par divers grands d’Europe qui ont changé la donne. La rentrée des classes de nos championnats préférés se fait donc progressivement. Premier des cinq championnats majeurs à débuter sa saison la Ligue 1.

Le précédent exercice avait vu Marseille reconquérir un titre qui lui échappait depuis 1993 (bien qu’il en aie été déchu), rendant au passage sa fierté au peuple phocéen. Mais personne n’a également oublié les très bonnes saisons de Lille, Auxerre et du surprenant promu Montpellier. Difficile également de ne pas remémorer la lente déliquescence des Girondins qui ont successivement laissé échapper le titre, une place en ligue des champions, puis une qualification en Europa League pour au final être privé d’Europe. Pareil pour un PSG qui a, une fois de plus, du s’en remettre à la coupe de France pour sauver sa saison. Un exercice durant lequel le club de la capitale aura, une fois n’est pas coutume, plus fait parler de lui dans la rubrique Faits Divers. Passons.

La saison s’annonce malgré tout plutôt morose. Crise oblige les clubs disposent de peu de moyens et la tiédeur du marché estival ne laisse rien augurer de transcendant pour cette saison. Peu de chamboulements dans les effectifs, chacun se contentant de quelques arrivées. La priorité est plutôt à la conservation de son effectif chez les différents clubs. Si préserver son ossature semble une bonne idée, le manque de constance affichée par la plupart des équipes lors des matchs de préparation est plutôt inquiétant. Mais on se dit raisonnablement que la donne changera au fil des matches. Espérons ne pas nous tromper et avoir un championnat un tantinet plus spectaculaire cette saison.

Le grand bal s’est donc ouvert ce samedi avec l’entrée en lice de plusieurs favoris déclarés. Le moins que l’on puisse dire est que ce nouvel exercice ne démarre pas pour beaucoup sous les meilleurs hospices. En première ligne pour se succéder à lui-même, l’OM a montré ses limites (déjà perceptibles lors de matchs de préparation laborieux) face à des Caennais rigoureux et réalistes, trop heureux de fêter leur retour en Ligue 1 par un succès de prestige au Vélodrome. Miné par des velléités de départ, le moral en berne, l’effectif peine à se trouver et les performances s’en ressentent. Quelques renforts seraient les bienvenus sous peine de vivre une saison difficile. Autre cador a avoir déçu Lyon. Si cette saison était annoncée comme celle de la rédemption, et que les matchs de préparations s’étaient avérés plutôt satisfaisants, les hommes de Puel ont calé face à des Monégasques accrocheurs et déterminés. Crispé dans le jeu, peu entreprenants, les Lyonnais ont déçu et s’en tirent à bon compte en accrochant le point du match nul. Une chance que les Girondins n’ont pas eu. Incapable de trouver du rythme, les Bordelais ont subi la loi de Montpelliérains plus affutés et surtout plus en jambes.

Inversement le Paris Saint-Germain a réussi ses débuts. Dans un Parc des Princes à l’ambiance aseptisée, les hommes de Kombouaré ont pris la mesure de Stéphanois dépassés et prennent la tête du championnat. Espérons que ce départ réussi sera confirmé par la suite et que le club de la capitale jouera de nouveau les premiers rôles. Mais pour bien figurer il parait impérieux de renforcer un secteur défensif toujours fébrile. Si les Lillois et les Rennais n’ont pu se départager,  mais en dépit du nul (1-1) ont montré une implication salutaire. Une fois en pleine possession de leurs moyens ces deux équipes pourraient bien confirmer leur saison passée. Même constat pour Monaco qui s’est judicieusement renforcé et qui risque d’être redoutable si la mayonnaise prend. Pour le reste, les deux autres promus (Brest et Arles-Avignon) n’ont pas eu des débuts faciles concédant deux défaites respectivement contre Toulouse et Sochaux. Nancy réalise une bonne opération en s’imposant face à des Lensois limités et Auxerre et Lorient partagent les points (2-2)

Fin de la première scène, plus que 37 autres représentations avant l’apothéose. Vivement que les grosses cylindrées se réveillent à la prochaine journée sinon il faut déjà craindre que les traditionnelles crises n’apparaissent prématurément.

 

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