Espagne – Portugal, la Roja en finale

Annoncée comme une rencontre tendue les retrouvailles entres les deux cousins ibériques, Espagne et Portugal, auront été longtemps indécises. Les deux équipes se sont rendues coup pour coup dans un match qui ne restera pas dans les mémoires en terme de jeu agréable mais qui par son intensité et l’engagement de ses acteurs méritait qu’on s’y attarde.

Après un quart de finale poussif contre la France, Vicente Del Bosque s’est décidé à rectifier sa composition de départ avant d’affronter le voisin portugais. Le système reste identique à la différence que cette fois la présence d’un attaquant de métier est privilégié. Là où on attendait plutôt Fernando Torres, c’est finalement Alvaro Negredo qui est titularisé à la surprise générale. De leur côté les lusitaniens, reconduisent la même formation que depuis le début du tournoi à une exception près. Du fait de sa blessure Helder Postiga ne peut être aligné. C’est donc Hugo Almeida qui débute à sa place en pointe.

A l’entame de la rencontre on réalise bien vite que la petite forme affichée par la Roja depuis deux matchs se perpétue. Incapable d’emballer la rencontre et de prendre le jeu à son compte, la sélection espagnole en est réduite à tenter sa chance de loin et à balancer des ballons. Pis, elle n’arrive même pas à mettre en place son habituelle tactique faite de passes courtes et de conservation du ballon. En face le Portugal est lui plus que déterminé à ne pas vouloir être pris à défaut. Les Lusitaniens offre une belle résistance et réussissent ce que la France n’a pas su faire, empêcher l’Espagne de déployer son jeu. Solidaires comme jamais, ils musèlent la ligne offensive adverse qui n’aura jamais été aussi transparente du tournoi et se lancent à l’attaque à la moindre ouverture. L’Espagne souffre contre cette Selecçao solide et très en jambes. Malheureusement pour le Portugal la réussite n’est pas au rendez-vous. Du coup cette rencontre fermée mettra du temps à livrer son verdict et les deux formations finiront la rencontre dos à dos, aucune d’entre elle n’ayant pu prendre l’avantage. C’est donc en prolongations que tout se jouera.

Plutôt apathique durant le temps règlementaire, la Roja reprend des couleurs en prolongations et se montre plus entreprenante. Cependant il en faudra bien plus pour venir à bout d’une Selecçao qui a clairement trouvé l’arme pour faire déjouer le champion du monde et d’Europe en titre. Finalement personne ne parviendra à faire la différence au bout de 120 minutes et il faudra avoir recours aux tirs aux buts. Ceux-ci démarre d’ailleurs sur des chapeaux de roue avec les deux premières tentatives stoppées par chacun des gardiens. Ces derniers ont d’ailleurs fait preuve d’une clairvoyance rare dans cet exercice. Souvent du bon côté, il s’en est fallu d’un cheveu pour qu’ils détournent d’autres penaltys. C’est finalement le poteau qui scellera le sort de ce match. Quatrième tireur pour le Portugal, Bruno Alves expédie son ballon sur la transversale, offrant la balle de match à Fabregas. Ce dernier qualifie la Roja pour la finale grâce à un tir poteau rentrant à deux doigts d’être capté par Rui Patricio, le gardien portugais. L’Espagne jouera bien la finale pour la troisième fois d’affilée en grande compétition et reste en course pour un triplé historique, même si elle est loin d’être aussi fringante qu’il y a quatre ans. Le Portugal quant à lui à de bonnes raisons d’être déçu. Il a manqué à la Selecçao un homme capable de conclure face à cette Espagne qui n’a jamais semblé aussi prenable.  Il n’aura manqué que des buts à cette sélection portugaise pour faire la différence. L’aventure s’arrête donc là pour la bande à Cristiano Ronaldo qui au vu de leur entame ratée peuvent s’estimer fiers du parcours accompli.

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