NTM – Paris sous les bombes
Nous avions quitté NTM avec 1993… J’appuie sur la gâchette qui leur avait valu quelques problèmes avec la Police et la Justice, et l’album les ayant enterrés d’après JoeyStarr en effet ils étaient resté sur un mini tournée et des ventes plutôt faible. Entre temps le groupe fut marqué par une séparation avec le DJ/producteur historique du groupe, DJ S qui avait précédent produit J’appuie sur la gâchette. Deux ans plus tard, le groupe revient avec Paris sous les bombes qui marquera l’histoire du Hip-Hop français.
C’est donc en 1995 que JoeyStarr et Kool Shen renouvellent un nouveau projet au nom si emblématique Paris sous les Bombes. L’introduction nous met directement dans l’ambiance, sombre qui a permis au groupe de se faire connaitre. Bammm, la deuxième track est tellement puissante qu’elle m’a parut comme un shoot dans la tête, même a terre …A peine relevé et toujours étourdis, j’entame « Tout n’est pas si facile » qui retrace la carrière du groupe et on comprend vite que tout ne fut pas si facile pour le suprême. Mais qu’est-ce, mais qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu est sans doute le refrain le plus emblématique du groupe qui nous retranscrit leur rage a travers des lyrics tranchants et soignés ainsi ils espèrent être pris un peux plus un peux plus au sérieux. Ils émettent un avertissement aux putains de politiques incompétentes pour qu’ils prennent conscience du malheur de la jeunesse auquel ils sont brulé leurs ailes. Après avoir abordé des thèmes sérieux le suprême entame quelque chose de plus relaxant, Pass pass le oinj, apologie sans égale du canabis où ils nous parlent de la weed en faisant tourner un spliff d’où le refrain Pass Pass le oinj il y a du monde sur la corde a linge. L’ambiance est tellement bien retranscrit qu’on se croirait être, nous auditeur avec eux entrain du fumer. Pour ma santé j’avais préféré arrêter l’écoute de l’album et de la reporter au jour suivant .
Après avoir bien dormis, et m’être remis de mes douleurs crânienne je reviens directement sur la musique « Paris sous les bombes » auquel Joey fait une superbe prestation où il rêve du règne du « graffiti » sur Paname. « La fièvre », racontant par récits croisés la journée de JoeyStarr et Kool Shen où Bruno Lopes est emmené au commissariat car il n’avait pas ses papiers pendant que lui Didier Morville a passé une journée terrible avec une meuf terrible. Passons à un thème plus sérieux qui a été mis en avant par « Est-ce la vie ou moi » où le suprême fait part en trois couplets la vie d’un criminel rongé par son passé, par le crime. Où il se met en cavale pour échapper à l’incarcération . Pour ceux qui ont eux la chance d’acheter comme moi la réédition de l’album sortis un an plus tard vous avez pu apercevoir en bonus track l’énormissime « Affirmative Action » en featuring avec Nas Escobar. Sans doute une des meilleurs musiques du groupe sur un fond mélancolique. Pour information, durant le tournage du clip a New York, Nas et Joey star se sont embrouillés, du coup lorsque Joey devait descendre sur la rame de métro et n’est pas descendu et a continué sa route jusqu’à son hôtel.
Le groupe est resté fidèle sur leur messages revendicatifs ayant fait leur force dans leurs passé. Le groupe a perfectionné les productions qui étaient peut- être leurs points faible lors du dernier album. Incontestablement le meilleur album du Suprême NTM, il a permis au groupe de se faire une renommé internationale dans le milieu du rap, s’ensuit une énorme carrière et une tournée mythique en 98 .
18,5/20
-Og’z-
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