Ruste Juxx & Marco Polo – The Exxecution
Trenton State Prison, NJ, 24 mars, 3 AM, l’alerte a été donnée, sirènes hurlantes et spots en mouvement, les brigadiers accourent de tout sens. Aucun doute les deux prisonniers les plus dangereux se sont enfuis. L’état d’alerte arrive au niveau fédéral, Tha Mic Butcher aka Ruste Juxx et Tha Beat Crusher aka Marco Polo sont dans la nature et leur envie de meurtre est à son paroxysme…
395 Hudson Street, NYC, 4 AM, les médias retransmettent la nouvelle. De son côté Hot 97 passe en boucle l’info implorant les wack Mcs et les One Hit Wonder de quitter le pays afin d’éviter un massacre. Une demi heure plus tard, les ondes de la radio sont piratées, les deux évadés se présentent au mic, l’heure est au règlement de compte, il est temps de pointer les coupables du doigt et de passer à leur Exxecution.
Trop longtemps tenus au silence par leur mise en quarantaine pénitentiaire, chaque action que ce soit au beat ou au mic risque d’être un guillotinage en règle. Le taux d’audience est à son plus haut, le buzz a atteint la planète, Ruste Juxx teste le mic une dernière fois pendant que Marco Polo vérifie les fils de sa machine de mort. Les yeux injectés de sang, leur regard se croise une dernière fois avant que les premières notes emplissent les ondes. Quand il n’y plus une once d’humanité qui transpire d’un mc, attendez vous toujours au bain de sang, Death Penalty n’est pas un avertissement mais une fatalité. Ruste Juxx n’a aucune pitié et ce n’est pas DJ KO et encore moins le beat de Marco Polo qui tire une balle auditive entre les deux yeux qui apaisent le massacre. Les premiers corps jonchent sur le sol mais ce n’est pas suffisamment, la rage contrôle le flow du mc transformant l’homme en machine à tuer sur Rearview. Les drums à bout de nerf, il faut la présence de Rock des Heltah Skeltah sur Take Money pour ne pas basculer dans le génocide. Mais il n’y a rien à faire Ruste Juxx tire sur tout ce qui bouge, même quand la guillotine sonore de Marco Polo diminue son rythme, les innocents deviennent victimes, I’m On It Mutha Fuckin Speaker !
Let’s Take A Sec et ça cutz dans tout les coins, Rustee Juxx libère les psychopathes cannibales que sont les Black Moon, scène irréaliste où les mc vont chercher leur inspiration directement dans les entrailles de leur victime, choc garanti ! Le duo est embarqué dans un cercle vicieux où le meurtre est le principal motif, les âmes maudites des mcs décervelés tournent autour du Mic Butcher avec Bread On Ya Head alors que l’atmosphère s’électrise sur Wings On Your Back et fier de son chef-œuvre macabre, Rustee Juxx s’auto congratule sur Nobody. On croit que tout espoir définitivement perdu mais You Can’t Stop Me, solidifié par un Marco Polo à son apogée comme sur Watch Yo Step, laisse entrevoir l’humanité bien enfouie du mc.
Crown Heights, Brooklyn, 8 AM, l’escapade sanglante de Rustee Juxx et Marco Polo semble arrivée à sa fin. Encerclés par les hommes du FBI et NYPD, les deux serial entertainers se scrutent, sourire aux lèvres, l’Exxecution a été faite proprement même si quelques tâches de sang imprègnent leur vêtement de bagnards. En une nuit Tha Mic Butcher et Tha Beat Crusher viennent de réaliser en aussi peu de temps un carnage bien plus prolifique que leurs précédents essais.
17/20
-Drill-
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