FIFA 12 : UEFA EURO 2012

C’est devenu un classique les années de rendez-vous footballistiques majeurs, EA Sports nous gratifie d’un jeu exclusif  permettant aux gamers fans de foot de (re)vivre l’évènement bien au chaud sur leur canapé, pad à la main.  L’Euro 2012 n’y échappe bien évidemment pas et en tant que détenteur exclusif des droits d’exploitation de la licence, EA la rentabilise en sortant en avance la mouture consacrée au futur Euro ukraino-polonais. Comme toujours ce produit est réservé aux joueurs assidus de FIFA souhaitant une plus grande immersion dans le réel. Pour les autres c’est tout de suite moins intéressant de se farcir un jeu au nombre d’équipes considérablement revu à la baisse (seules les sélections nationales engagées en éliminatoires sont présentes, ce qui laisse le choix entre 53 équipes) et à la durée de vie forcement réduite, surtout en comparaison du monstre d’options qu’est FIFA. Heureusement cette année, la firme américaine a opté pour une approche plus à même de convaincre les joueurs. UEFA Euro 2012 se présente sous la forme d’un DLC, c’est-à-dire d’une extension téléchargeable via le site officiel qui pour une fois n’est pas vendue très chère. Il faudra s’acquitter de 20 euros pour y avoir accès, un effort commercial louable quand on se rappelle que EA a coutume de vendre ses jeux thématiques à des tarifs élevés. Rien qu’a titre comparatif cet Euro 2012 coûte 50 euros de moins que son aîné dédié à la coupe du monde 2012. La durée de vie étant nettement moins étendue il convent cependant d’être réservé avant de crier victoire trop tôt comme nous allons le voir par la suite.

De graves manques

Toute personne pratiquant les jeux EA depuis de nombreuses années et ayant déjà eu à tester un de ces produits spéciaux coupe  connait plus ou moins la formule: la possibilité de disputer la compétition, les éliminatoires, un mode rétro à débloquer et parfois quelques défis. Cette fois changement de cap. Pour une raison qui nous échappe, l’éditeur a tout bonnement décidé de ne pas inclure les phases éliminatoires. Oui vous avez bien lu, il est dorénavant impossible de disputer la phase de qualification. Elle absente, c’est une grande partie de l’intérêt du jeu qui s’envole vu que la conquête du titre se retrouve raccourcie de huit à dix matches barrages non-inclus. On débarque donc directement en phase finale. Seul point positif à ce niveau, le jeu est tout ce qu’il y a de plus malléable et nous avons la possibilité de constituer les quatre poules selon notre bon vouloir.

Cependant cette flexibilité n’est qu’apparente. En effet, on ne peut constituer sa propre liste des 23, ce qui était tout de même un des points forts des moutures précédentes. S’il est vrai qu’on avait un peu moins de choix pour les dernières éditions, on pouvait tout de même bâtir notre propre sélection en fonction de notre style de jeu. Là tout nous est imposé. La liste des sélectionnés est générée automatiquement de la façon la plus arbitraire qui soit. On se retrouve donc parfois avec des joueurs peu appelés en réalité voire carrément indisponibles comme c’est le cas pour Abidal. Question réalisme c’est pas ce qu’il y a de mieux. Cette rigidité excessive nuit à l’intérêt du jeu.

Quelques bons points tout de même

En dehors des accrocs cités plus haut, le jeu en lui-même se prend facilement en main pour quiconque possède déjà FIFA 12  vu que le gameplay est exactement le même. Les commentateurs fétiches de la mouture régulière sont eux-aussi toujours au rendez-vous, avec quelques variations tout de même histoire de nous rappeler qu’on joue bien l’Euro. Les huit stades officiels de la compétition sont également de la partie. Les menus sont quant à eux mis aux couleurs de l’événement afin de marquer la différence avec FIFA 12 et il est toujours possible de jouer en réseau. Rien de bien folichon comme vous pouvez le constater.

Le point fort du jeu est de loin un nouveau mode baptisé Expédition. En quoi consiste t-il? Et bien c’est une espèce de mix entre le FIFA Ultimate Team et le mode Carrière. Dans ce mode votre but est de bâtir la meilleure équipe nationale possible. Vous démarrez avec une équipes de bras cassés sélectionnés au hasard parmi les 53 nations du jeu ainsi qu’un capitaine que vous aurez la possibilité de choisir. Ce sera lui la star de votre équipe. Vous devrez ensuite affronter les autres formations du jeu pour avoir la possibilité d’améliorer votre sélection. Il vous faudra remporter trois victoires contre chaque pays pour avoir le droit de sélectionner un joueur de celle-ci. Une option intéressante qui vient compenser les défauts du mode normal mais pas totalement les occulter même si ce mode Expédition confère une durée de vie appréciable à l’ensemble.

En conclusion

Le mode Expédition a beau être une excellente trouvaille, il ne suffit pas à sauver le jeu qui s’avère bien décevant. EA rend une de ses copies les moins réussies de ces dernières années. La suppression des éliminatoires et surtout le caractère non-éditable de la liste des sélectionnés rendent le jeu moins attrayant. Ajoutons à ça les faiblesses habituelles des jeux estampillés Coupe du monde/Euro (choix d’équipes et de compétitions réduits) et on a fait le tour. Seuls les fans absolus où les férus de réalisme (quoique) y trouveront leur compte. Pour les autres c’est largement dispensable comme jeu.

A propos de Black Scofield

Rédacteur en chef. Fondateur et gérant du site.
  • Everydays

    J’ai failli l’acheter. Bon je vais rester sur FIFA 12 donc parce que pas pouvoir faire sa sélection c’est nimp.